Les volcans

Présenté par : Manon et Marie-Camille
le 05 juin 2000                                                                                                                                  
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Sommaire

1)Introduction
2)Volcanisme
3)Phénomènes magmatiques
4)Les volcans les plus connus
5)Types d’éruptions
6)Conclusion

1 Introduction

Il n’y a pas que l’activité humaine qui rejette des gaz susceptibles de modifier le climat. Les grandes explosions volcaniques injectent épisodiquement dans la haute atmosphère de grandes quantités de dioxyde de soufre. Celui-ci exerce une action inverse de celle de l’effet de serre en faisant baisser temporairement la surface de la planète.

2 Volcanisme

Le magma et les gaz s’infiltrent par les zones de résistance dans la couche externe de la Terre, pour atteindre la surface. Ces zones se trouvent principalement le long des frontières entre les plaques tectoniques terrestres et c’est là que se produit la majeure partie du volcanisme. Lorsque le magma et les gaz atteignent la surface, ils forment des structures géologiques appelées volcans, dont il existe plusieurs types. L’image classique d’un volcan, dont l’exemple typique est le mont Fuji, au Japon, ou le mont Mayon, dans les Philippines, est celle d’une structure conique au sommet de laquelle se trouve une dépression (le cratère). Dans le cas des volcans explosifs, des cendres, de la vapeur d’eau, des gaz, des roches fondues et des fragments solides sont projetées par ce cratère.

3 Phénomènes magmatiques

Sous la plupart des volcans actifs ou potentiellement actifs se trouve une (ou plusieurs )chambre(s) magmatique(s). C’est dans ces grandes poches réservoirs que séjourne le magma issu des profondeurs. Ce magma s’est formé à plus ou moins grande profondeur par fusion partielle des matériaux de la croûte ou du manteau terrestre, constitué pour l’essentiel de roches silicatées en mouvement. Le réservoir magmatique est un point d’étape pour le magma au cours de son voyage vers la surface. Lorsqu’il peut être plus ou moins liquide, plus ou moins pâteux et le dégazage peut être plus ou moins violent.
Le magma contient des gaz dissous en plus ou moins grande proportion, qui sont libérés progressivement par la chute de pression au cours de son ascension vers la surface .Près de la surface, cette libération peut être très soudaine et très explosive et faire intervenir différents gaz comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone, le dioxyde de soufre, l’hydrogène sulfureux, l’acide chlorhydrique , l’ammoniac, etc. Différents types d’explosions sont possibles, selon l’énergie dispensée aux particules à leur sortie de la cheminée .Lorsque l’énergie cinétique est suffisamment forte, les fines particules sont entraînées avec les gaz chauds très haut dans l’atmosphère et forment un panache de plusieurs dizaines de kilomètres de haut .Lorsque l’énergie cinétique est faible, le mélange particules incandescentes- gaz retombe rapidement sur l’édifice volcanique, formant une nuée ardente, qui asphyxie et détruit tout ce qui se trouve sur sa route. Des morceaux de lave incandescente pouvant atteindre plusieurs tonnes (bombes volcaniques), sont projetés hors de la cheminée du volcan.

4 Les volcans les plus connus

Les pyroclastiques sont éjectés de manière explosive au cours d’une éruption, ou d’une série d’éruptions, pour retomber au sol à proximité immédiate du cratère. Un exemple bien connu de ce type de volcan est le Paricutín, apparu dans le champ d’un paysan mexicain le 20 février 1943 et qui construisit en six jours un cône de scories de 150 mètres de haut. A la fin de l’année, le cône avait atteint une hauteur de 336 mètres.

Rares sont les volcans coniques qui n’éjectent pas que des pyroclastiques au cours de leurs éruptions. Des coulées de lave peuvent parfois être émises et la structure volcanique résultante est composée de couches alternées de pyroclastiques et de lave. Ces volcans sont appelés srato - volcans. La majorité des volcans les plus élevés et les mieux connus du monde sont des strato- volcans : le Stromboli et le Vésuve en Italie, le Popocatépetl au Mexique, le Cotopaxi en Équateur et le Kilimandjaro au Kenya, le mont Fuji et le mont Mayon. Les éruptions dites latérales sont caractérisées par la sortie de lave sur les flancs des volcans à la faveur de conduits secondaires ou de fractures.

5 Les types d'éruption

Tout volcan peut entrer en éruption de différentes façons, mais certains types d’éruption ont tendance à être associés à des volcans particuliers. Cela se retrouve dans la classification des éruptions volcanique, chaque catégorie portant le nom d’un volcan typique. Les éruptions fissurales et les éruptions de points chauds sont respectivement appelées éruptions islandiques et hawaiiennes. Les éruptions plus explosives sont classées, d’après l’augmentation de la viscosité du magma, en type strombolien, vulcanien (d’après le volcan Vulcano des îles Lipari en Italie) , vésuvien, plinien et péléen (d’après la montagne Pelée à la Martinique). Les types vésuvien, plinien (une forme plus violente de vésuvien) et péléen ont le caractère le plus paroxysmique et expulsent de grandes quantité de cendres et des bombes volcaniques. Les éruptions péléennes sont caractérisées par l’émission de nuée ardentes. Le 8 mai 1902, l’éruption de la montagne Pelée anéantit complètement la ville de Saint-Pierre et causa la mort d’environ 30 000 personnes. La plupart des victimes furent asphyxiées par la nuée ardente.

6 Conclusion

Cinq cents millions de personnes sont exposés aux risques volcaniques : retombées de cendres, nuées ardentes, écroulements de pentes, tsunamis, coulées de lave, gaz volcaniques… Des villes importantes se sont développées aux pieds de volcan dangereux. Qu’une éruptions du Vésuve comme celle de 1631 survienne, et 700 000 Napolitains sont directement menacés. Depuis une centaine d’années, dans chaque pays, après chaque catastrophe volcanique, la recherche en volcanologie a été développée grâce aux moyens mis en œuvre par les pouvoir publics. Comme il n’est pas concevable de déplacer les populations vivant dans les zones à risques ou de les empêcher d’y revenir après une catastrophe, il faut donc que les scientifiques parviennent à prévoir le réveil d’un volcan et le déroulement de son éruption pour que les autorités civiles soient en mesure de prendre les décisions qui s’imposent. La recherche fondamentale sur les volcans qui vont entrer en éruption et donc indispensable.

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