CONCOURS ET OPÉRATIONS

Concours je bouquine

Ce concours consiste à écrire la suite d'une histoire, nous avons choisi de participer dans la catégorie " Je joue avec ma classe " (CM2).
Nous vous présentons le début de l'histoire à droite.
La suite de l'histoire inventée par notre classe se situe sous l'image

Bouq2000.jpg (8102 octets)

Notre réponse :

D’un grand bond, le chien-loup sauta sur la jeune fille, planta ses crocs dans l’avant bras et lui déchira la joue gauche d’un violent coup de patte. Des bruits de pas se faisant de plus en plus pressant, les trois hommes s’enfuirent. Marie - Lou le visage ensanglanté et l’avant bras meurtri, se réfugia chez Mémé. Affolée, celle-ci lui conseilla de prévenir la police et lui prodigua les premiers soins.
En arrivant à l’hôpital, elle fut dirigée vers le professeur Albert qui diagnostiqua une morsure superficielle avec des entailles profondes au visage nécessitant une intervention chirurgicale.
Le lendemain matin au réveil, Marie Lou découvrit dans le miroir situé à proximité de son lit son visage recouvert d’un gros pansement blanc. Son avant bras quelque peu douloureux, elle décida d’aller faire quelques pas dans le couloir. Quel ne fut pas son effroi quand elle croisa du regard le visage balafré de son agresseur de la veille ! Celui ci venait consulter le chirurgien afin qu’il lui corrige son visage. Il s’enfuit à sa vue. Elle prévint aussitôt le commissariat qui établit, d’après sa description, un portrait robot qu’ils diffusèrent via Internet. Malheureusement le fichier central était victime du bogue de l’an 2000. Heureusement que Marie Lou avait de solides connaissances en informatique ! Elle proposa à l’inspecteur d’explorer la piste allemande. En effet, le chien loup obéissait à des ordres donnés en allemand.
Dès le lendemain, l’inspecteur recevait un courrier électronique d’Interpol lui indiquant qu’un dresseur de chien de Munich connaissait cet homme pour s’être occupé de son animal et lui joignait son adresse électronique.
Grâce à la coopération de l’opérateur télécom, l’ordinateur utilisé fut vite localisé et les agresseurs interpellés. Marie Lou put ainsi remettre la main sur le fameux flacon. Par bonheur, il contenait encore les deux gouttes de nectar magique. Son choix était déjà fait. Elle les utiliserait afin d’aider Sarah.
En revenant de la cuisine, les bras encombrés de la dinde aux marrons, Marie Lou contourna l’arbre de Noël encore présent dans le coin de la salle à manger. Elle eut un regard malicieux pour les cadeaux disposés à son pied. Sarah avait les yeux qui brillaient en observant le comportement de Dan. En effet, ce chien loup avait senti le fumé de la dinde et s’était levé pour accompagner sa maîtresse jusqu’à la table. Mémé était heureuse que son cadeau " vide " cédé à regret ait permis la guérison de Sarah. Le nouveau siècle commençait sous de bons auspices.

Présentation du texte :

LA LÉGENDE

Marie-Aude Murail

Dès, qu’elle fut dans la rue, Marie-Lou eut envie de remonter chez Mémé. Un pressentiment. Elle avait tort. Tort d’avoir seize ans. Et tort d’être seule dans la rue alors qu’il faisait déjà nuit. Mais que pouvait-il lui arriver à vingt heures, à Is-sur-Tille, le 31 décembre 1999 ? Marie-Lou était attendue à quelques mètres de là, de l’autre côté de la Tille. Elle s’éloigna en resserrant contre elle son petit sac à bandoulière. Peu lui importait les 120 francs qui s’y trouvaient. Ce que le sac contenait de précieux était glissé dans une poche de côté. C’était un vieux, vieux flacon de verre.
- Vide, avait dit Mémé en le tendant à Marie-Lou.
Sous le plafonnier du salon, la jeune fille l’avait examiné. Au fond du gracieux flacon, il y avait un vilain résidu brunâtre comme du sucre caramélisé. Elle avait demandé :
-Qu’est-ce qu’il y avait dedans ?
Du parfum. Mémé avait dit : " du parfum ". Alors, en inclinant le flacon presque à l’horizontale, Marie-Lou avait vu une chose incroyable. Du fond de caramel, deux gouttes s’étaient échappées, deux gouttes rouges et huileuses qui avaient roulé le long de la paroi, qui s’étaient confondues puis de nouveau séparées. Les deux dernières larmes du parfum.
-Oh, je le veux ! s’était écriée Marie-Lou.
Et elle l’avait. Elle sourit toute seule en songeant à son caprice satisfait. Mémé cédait toujours. Pourtant, elle avait donné le flacon à regret. Un parfum magique. Mémé avait dit : " Un parfum magique ". Bien sûr, Marie-Lou n’y croyait pas. Des légendes, tout ça. Comment une jeune fille moderne qui surfe sur Internet pourrait-elle croire à la magie ?

- Deux gouttes suffisent pour guérir les maladies, avait ajouté Mémé en riant à moitié. Ou bien pour rendre amoureux.
Et Marie-Lou les avait, les deux gouttes ! C’étaient ses étrennes, là, dans son petit sac. Elle imaginait déjà le regard de jalousie d’Estelle et Mélanie, ses deux cousines. De plaisir, son pas en devint sautillant comme celui d’une petite fille. Et puis, si c’était pour de vrai, la magie ? Si ce n’était pas une légende ? Marie-Lou fronça les sourcils. Elle venait de repenser à Sarah, sa meilleure amie, qui avait été opérée ce lundi. L’opération de la dernière chance. Une chance pour Sarah de voir l’an 2000. Et si les deux gouttes étaient une chance de plus ?
A l’approche de la rivière, Marie-Lou jeta un coup d’œil derrière elle. N’avait-elle pas entendu un bruit ? Et si elle était suivie ? Le long de la promenade, les réverbères s’espaçaient, laissant de grands trous d’ombre. Ce n’était plus un pressentiment. Tort. Marie-Lou avait tort.
- On t’a pas dit de pas sortit la nuit ?
La voix avait jailli de sous un arbre. Étouffant un cri, Marie-Lou voulut faire demi-tour.
- Eh non, fit une autre voix, narquoise.
Affolée, Marie-Lou fit un tour complet sur elle-même. Pas d’issue. Ils étaient trois et l’un tenait un chien-loup en laisse. Marie-Lou entendit le bruit de la lame de rasoir qui glisse dans le cutter.
- Ton sac, ordonna la voix sous l’ arbre.. Ton fric, ton blouson…
Le maître du chien qui s’était approché se trouva placé juste sous la lumière du réverbère.
Son regard heurta celui de Marie-Lou. C’était le regard bleu délavé d’un tout jeune homme. De l’œil gauche jusqu’au menton, il avait le visage traversé par une cicatrice qui lui dessinait d’horribles lèvres dans la joue. Terrifiée par cette vision, Marie-Lou lui tendit le sac.
- Merci, dit bizarrement le garçon.- Cassez-vous ! cria l’homme au cutter. Y a du monde qui vient.
Deux agresseurs prirent la fuite le long de la rivière. Le garçon balafré n’avait pas bougé.
- Le flacon, murmura Marie-Lou. Rendez-moi le …
- Wolf !
L’un des voyous s’était arrêté et il appelait :
- Wolf !
D’un même mouvement, le garçon et le chien tournèrent la tête …

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